Pourquoi doit-on avoir une structure solide avant d’écrire ?



De nombreux jeunes écrivains pensent pouvoir écrire sans structure, et se lancer dans leur histoire au fil de la plume. Certains pensent même que réfléchir à la structure dénature l’acte de création. Ils n’aiment pas l’idée de trop « penser » à l’œuvre, mais plutôt se lancer au cœur de l’œuvre, et ont toujours en tête ce fantasme qu’on voit souvent dans les films de l’artiste naturellement « inspiré ».


Or, c’est l’une des erreurs les plus communes… Car effectivement au bout de quelques lignes ou quelques pages, l’écriture s’essouffle et l’on se perd… Il est donc absolument vital de faire un plan précis de l’intrigue avant de se lancer.


Un plan bien structuré de A à Z avec toute l’intrigue narrative étapes par étapes permet de ne jamais abandonner son manuscrit, de toujours envisager « la fin » et donc de garder sa motivation (un peu comme un coureur qui guette la ligne d’arrivée), et aussi de ne pas perdre son lecteur en gardant une vraie cohérence entre les chapitres.


Toute bonne intrigue devrait donc se constituer de la façon suivante :


1/Une situation initiale : La situation de départ, le quotidien des personnages.

2/Un élément perturbateur : Un événement positif ou négatif qui vient perturber le quotidien du héros, et qui le met souvent face à un choix.

3/ Des péripéties : des aventures qui s’enchaînent les unes dans les autres et découlent justement de l’élément perturbateur.

4/ Un élément de résolution : Ce qui vient finir rétablir un nouvel équilibre et remettre un peu « d’ordre »

5/ La situation finale : La fin de l’histoire tout simplement. A savoir que cette fin doit clairement montrer une évolution, un changement drastique, lié notamment au héros. Une histoire raconte souvent une « transformation intérieure ou extérieure (ou les deux) ».


J’ai mis longtemps à comprendre cela au cours de ma carrière d’écrivain et je boudais toutes les constructions narratives par peur d’appliquer une « recette toute faite » et de donc produire un contenu « commercial » et non pas une « œuvre d’art » (l’instant modestie ahah). Mais aujourd’hui, je sais qu’en vérité, un véritable auteur est celui qui maîtrise parfaitement son sujet, et surtout sa trame narrative avec une vraie cohérence de A à Z, et le fameux « fil rouge » qui tient la route jusqu’au bout.


Alors si toi aussi à l’origine tu boudes la trame narrative, il est temps de t’y mettre !